Publié le 11/08/2009 à 17:51 par kreattur
*Et *,
Le fruit de l'amour entre votre fils et moi va bientôt voir le jour et pour moi il devient plus qu’urgent de faire bouger, avancer les choses. Il faut vraiment qu’on aille vers une réconciliation. Notre relation ne peut pas rester en l’état. Ce n’est pas bon pour * et pour le bébé. Et ce qui m’importe le plus en tant que femme et maman c’est leur bonheur. En tant que parents et grands parents, je ne doute pas que vous vouliez la même chose. Alors si on s’y met tous les 3, il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas. Il y a suffisamment d’amour en nous pour * et pour le bébé, pour s’y employer de toutes nos forces.
Je dois tout d’abord vous avouer que tout m’est plus facile aisé, facile avec *. Pourquoi ? Parce que je trouve que * est plus accessible, chaleureux, j’ai vraiment l’impression d’être mieux écoutée et entendue, que vous * avez mieux perçue ma souffrance et que vous respectez cette distance nécessaire sans bruit, même si vous en souffrez beaucoup. Avec vous *, je sens un réel blocage. Nous avons beaucoup parlé pourtant rien a vraiment changé, ça a même peut être empiré. Il y a comme une forte résistance.
Pour résumé, j’ai l’impression mais peut être n’est ce pas le cas que :
_ vous * était vraiment navrée de m’avoir fit autant de mal d’avoir douté et _ vous * était malheureuse de l’avoir dit, que cela fasse tant d’histoire et que cela implique vous exclu de ma maternité.
On est amené à se côtoyer souvent pour votre fils et pour mon enfant. Alors il va falloir, vous en conviendrez, que ça bouge et rapidement. Ce n'est pas vivable autant pour nous que pour votre fils et je ne tiens pas à ce que se soit difficile pour mon enfant aussi. Je vous propose donc d'avancer avec moi. Seule je n'y arrive pas.
Je vais vous faire part de mes ressentis et de ce qui pourrait faire avancer les choses sans pour autant vous charger, vous juger, vous accuser.
Ce que j’attends de vous en retour ? Sans doute vous le demandez vous ? Tout simplement que vous me lisiez, tentiez de comprendre, respectiez mes mots, mes choix et qu’il y ait une réaction de votre part ni plus ni moins. Autrement dit, qu’à votre tour vous aillez la même démarche, que vous couchiez sur une feuille votre ressenti et ce qui selon vous, améliorerez les choses.
Ce que je ressens, n’est pas la vérité, c’est juste comment j’ai pu percevoir et interpréter les choses. C’est ma vérité. Ce qui peut vous paraitre juste peut me paraitre injuste et vis vers ça.
Si on devait tout reprendre à zéro. Voici le récit de notre histoire avec mon regard et mon ressenti.
Un jour ma mère s'exprimait sur le fait qu'elle ne voulait pas que la fille de son mari mette un pied chez eux. Notre mère s'est souvent comportée comme une enfant ou une copine avec nous. On était ses confidents pour tout et rien. Très tôt confronté aux problèmes d'adultes, nous tentions souvent de la raisonner tout en essayant de ne pas attirer ses foudres sur nous. Il s'agissait encore de ménager sa susceptibilité, tout en essayant que son couple ne capote pas et qu'elle ne s'en prenne pas injustement aux enfants de son mari. Nous avons donc essayé de la mettre à la place de son mari pour qu'elle essaye de s'imaginer combien il est dur de ne pas voir ses enfants. Devant notre manque de soutien à son encontre, elle s'en prit violemment à nous physiquement et verbalement. Le jour même je me suis refugiée chez mon père après une pluie de coups. Mon père et Marylène m'ont dit reste pas avec cette folle, revient chez nous. Le soir, j'ai décidé de lui annoncer que je retournerai vivre chez mon père. Elle m'a de nouveau tabassé, puis elle est partie comme une furie et je suis allée vivre chez mon père. Le lendemain elle allait chez vous, parents de mon petit ami (que je ne connaissais pas encore), pour dire les pires choses sur mon compte.
* ne connaissait rien de mes difficultés relationnelles avec ma mère. Je n'en parlais jamais. Je dois avouer que gamine j'ai bien vite pris conscience que les gens "normaux" ont vite peur, vous colle vite une étiquette, sont vite rattrapés pas les préjugés. Quand vous avez un parent défaillant et maltraitant, vous avez beau subir et être victime de la situation on vous traite toujours comme un paria, une personne à problème qu'il faut absolument fuir, "un cas social", un futur délinquant, un futur parent maltraitant, un futur drogué, un futur suicidaire .... Que sais-je encore! Vous êtes frappés du sceau du malheur, vous ne pouvez être qu'une source de problème. Vous n’êtes pas fréquentables, contagieux "anormaux"... c'est très dur à vivre, alors on apprend à cacher son histoire, ne montrer de nous que ce qui est acceptable, ce qui fait qu'on peut nous aimer sans crainte.
il faut, je pense du temps, beaucoup d'intérêt, d'amour et de connaissance de la personne de la part de gens "normaux" pour pouvoir accueillir l'autre dans son histoire, l'accepter et l'aimer dans tout ce qui la compose. Là seulement à mon avis, ils sont prêts à vous voir "vous" et ils ne font pas d'amalgame.
En écrivant ces mots je me rends compte que je vous en veux injustement. Vous n'avez pas eu tout ça. Autrement dit vous avez connu mon histoire avant de me connaitre moi. Ma mère est encore intervenue dans ma vie pour des raisons qui lui appartiennent. J’interprète ça peut être à tort par de la vengeance ou de la jalousie de me voir heureuse. N’empêche que cette intrusion dans votre vie, il a bien fallu une fois encore que je me défende, me justifie auprès de vous sur qui était ma mère et qu'elle était notre relation. Se battre ou abandonner, perdre ce qui me rendait heureuse *. Ce n’est pas évident de se retrouver au pied du mur, d'être obligée de se dévoiler, se mettre à nu, se justifier auprès d'inconnus. Ma mère est tres convaincante, je sais l'impact qu'elle a sur les gens, le pouvoir qu'elle a. Combien de temps encore fallait il que je reste sans réagir, la laisser toujours tout saboter.
Bref c'est sans doute horrible ce que je vous ai raconté, difficile à imaginer et à croire mais c'est ma vie avec elle. La mère, l'adulte, la personne responsable c'était elle, moi je n'étais que l'enfant. C’est ma mère c'est vrai mais je ne l'ai ni faite ni choisi. Je suis son enfant et non un clone d'elle. Chaque enfant n'est pas une pale copie de ses parents, il est un être libre et indépendant qui fait des choix et décide de ce qu'il veut pour lui. Je ne suis plus une enfant mais une adulte, une personne responsable de mes choix et actes. Je n'ai jamais été quelqu'un de violent, je ne suis pas impulsive. Je suis sensible, je pleure facilement c'est vrai, les choses me touchent beaucoup, je les prends très à cœur, mais je ne règle rien dans les cris et les coups. Quand il nous arrive d'être en désaccord avec votre fils je parle calmement, je peux pleurer, aller faire un tour mais en aucun cas il y a des hurlements, des objets qui volent, des coups, du sang et une personne qui doit appeler les forces de l'ordre.
Alors je vous réponds enfin : « non je n'ai pas peur d'être maltraitante, défaillante comme ma mère. » c'est inconcevable pour moi de laisser mon petit enfant seul dans la rue ou chez moi durant des heures, jours; le tabasser, l'insulter ou lui jeter tout ce que j'ai à porté de mains à chaque fois que je suis énervée, le regarder avec les yeux de la haine de l'indifférence ou du mépris, le laisser avoir faim, aller a l'école avec des vêtements hors d'usage et j'en passe... je ne pense et ne raisonne pas de la même façon, je ne réagis pas à tout ce qui ne me plait pas ou m'échappe par la violence. La violence j'en ai peur et je la fuis. Je sais ce que s'est d'être aimée et d'aimer et j'ai beaucoup d'amour à donner.
En revanche oui comme chaque femme qui s'apprête à devenir mère j'ai des doutes, des craintes. J’ai peur de faire des erreurs, de ne pas être la mère que mon enfant voudrait que je sois. Même si je sais que c'est inévitable que chaque mère commette forcement des erreurs et qu'aucune n'est parfaite.
Mon enfance ne se résume pas au modèle d’*. Beaucoup de gens m'ont aimé et entouré toute ma vie et ont essayé par tous les moyens de compenser la défaillance de ma mère. Beaucoup de gens normaux et équilibrés mon père en tête de liste. Ma mère m'a eu sous sa garde 6 ans. Mon père tout le reste de ma vie d'enfant et d'adolescente. J’ai pu comparer, juger de ce qui était normal ou non, comprendre mon histoire, élaborer au fil des années ce que je voulais pour ma vie d'adulte et pour mes enfants.
Alors oui, il m'aura fallu du temps mais aujourd'hui, j'arrive à comprendre que vous ayez pu penser ça. Comprenez à votre tour que je ne puisse l'accepter, que cela puisse me blesser très profondément et me mettre en colère. Si demain on disait de vous sans preuve que vous étiez pédophiles. Si je me posais la question ou que j'émettais des doutes à votre encontre vous seriez surement très blessés et en colère. Ça pourrait me sembler normal et juste de me poser la question. Ça vous semblerait à vous profondément injuste. J’ai bien conscience que vous avez besoin d'être rassurés pour votre fils et vos futurs petits enfants. Mais pour moi il n’est pas possible de porter vos peurs, vos craintes. Elles me mettent mal à l'aise pour l'avenir car j'aurai cette impression constante d'être surveillée, jugée. Ce n’est pas facile d'être maman pour la première fois, ça l'est encore moins quand sur vous pèse le doute, on se dit que tout sera décortiqué et examiné à la loupe. Vous me faites peur. Je ne me sens pas à l'aise avec vous concernant ma future maternité. J’ai cette peur irraisonnable que vous m'enleviez mon bébé. Comprenez bien qu'à mes yeux vous êtes ces gens normaux, ces parents parfaits aux yeux de leur enfant dont chaque parole est bue alors comment ne pas avoir peur en pensant que pour vous enfant maltraité = parent maltraitant.
De plus j'ai compris il n'y a pas très longtemps par le témoignage d'amies sur leurs propres ressenties et vécues que j'étais en rivalité naturelle avec vous en dehors de cette histoire. Concrètement je ne peux pas être en rivalité avec ma mère puisque ce n'est pas une mère et qu'elle est inexistante dans ma vie. Ça ne peut pas être aussi la compagne de mon père puisqu’elle n’a pas eu d’enfants. Je sais donc qu’elles n’interviendront nullement dans ma vie de maman. C’est donc forcement avec vous que s'opère cette rivalité naturelle. Vous est plus âgée, plus expérimentée, vos fils vous disent bonne maman alors forcement il me faut me faire ma place en tant que femme et mère. Quand je vois comment votre fils vous aime et ne jure que par vous. J’ai peur d’être évincée et que mon enfant vous aime plus que moi.
Je vous vois comme une femme toujours avec son mari, que ses fils aiment par dessus tout et plus que tout, dont sa vie a été d'être mère avant toute autre chose et dont une des plus grandes tristesses a été de voir ses fils partir de la maison. Certes c'est normal mais ça n'en n'est pas moins douloureux. J’ai donc peur que vous ne me laissiez pas ma place de maman, de ne pas pouvoir être maman sereinement auprès de vous sans sentir votre regard pesé sur moi.
À présent qu'est ce qui ferait que je sois plus détendue avec vous, qu'on puisse avancer vers une réconciliation. C’est une question compliquée que m'ont souvent posée * et la psychologue. Je vais donc tenter de me poser, y réfléchir et vous répondre par le bais de l'écriture.
1 _ Je crois déjà que j'ai besoin d'être reconnue dans toute ma différence. Autrement dit, je suis une personne, une femme adulte extérieure à votre famille avec sa propre histoire, sa propre famille, son propre vécu. Etre acceptée, pour moi, ne signifie pas être un membre de votre famille. J’ai mes propres parents, mes propres frères et sœurs, mes propres grands parents, mes propres oncles et tantes et mes propres cousins. Ce n'est pas une question d'affinités ou d'amour, mais de clarté, de juste bonne distance. On ne peut pas dire les mêmes choses à un membre de sa famille et un membre de sa belle famille. Je suis une pièce rapportée ou une valeur ajoutée qu’importe le terme, mais toujours est il que je suis moi. C’est un peu comme si j’étais un morceau de puzzle qui appartient à un autre puzzle dans votre boite à puzzle. Je suis présente certes mais je ne peux m’emboiter dans votre puzzle puisque j’appartiens à un autre puzzle.
2 _ J’ai besoin que vous arrêtiez de me renvoyer que je suis une personne fragile, instable. Je suis en effet sensible, à fleur de peau, mais pour moi cela n’a rien à voir avec la fragilité ou l’instabilité. Je ne suis en aucun cas prête à me casser en milles morceaux, au bord du gouffre, dépressive ou suicidaire. Ça me touche, ça me blesse, ça me fait pleurer mais je ne baisse pas les bras. Je prends les choses à bras le corps et je continue à me battre, à avoir la niak. Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais. Ma colère à votre encontre vous prouve bien que je ne suis pas du tout dans cet état d’esprit. Il est vrai que vous ne me connaissais que très peu. J’ai beaucoup de tempérament, un sale caractère peut être ! Mais je suis dotée aussi d’une joie de vivre débordante et communicative. Sans doute quand notre relation sera meilleure vous aurez un aperçu de cet aspect majeur de ma personnalité. Je suis une femme très nature, entière, extrême. J’aime, je donne tout. Je suis déçue, ça prend des proportions énormes, je reprends tout. Je n’aime pas, je ne donne rien. Je suis comme ça.
3_ J’ai besoin qu’on me laisse être la maman de mon bébé. Ça veut dire quoi exactement ? Le surnom de bébé * * c’est notre miracle de noël. Pour moi ce bébé c’est vraiment un miracle en bien des choses. Je l’ai attendu très longtemps, j’ai mis toutes les chances de mon coté pour y parvenir, j’ai beaucoup travaillé sur moi pour qu’il est envie de venir. Si j’en crois les dires de * ce sera mon seul et unique enfant, il prend donc d’autant plus de place, d’importance à mes yeux. C’est extraordinairement merveilleux dans la mesure où pour la première fois de ma vie je vais avoir une famille. 2 parents qui s’aiment et qui aiment leur enfant. Pour moi, ce n’est pas rien ! C’est une grande chance, je suis vraiment très enthousiaste de fonder ma famille. La famille que j’ai crée est ma priorité absolue. J’ai besoin qu’on me laisse faire comme je l’entends et qu’on me laisse décider. Je veux éduquer mon enfant avec * et seulement avec lui. Je serai sans doute une mère bien différente de vous mais cela ne voudra pas dire que je serai moins bien ou mieux. J’ai juste envie d’être une maman selon l’idée que je m’en fais, je ferai forcement des erreurs mais quelle maman n’en fait pas ! Je ne souhaite pas qu’on me conseille, si j’ai une question je la poserai. J’ai beaucoup d’amies mamans et je préfère échanger avec elles. Je vous en conjure donc, ne me dites pas ce que je dois faire et comment faire, sans que je vous le demande. Faites le si vous le souhaitez avec votre fils, mais pas avec moi.
4_ J’ai besoin aussi de ne pas me sentir en concurrence affective avec vous concernant mon bébé. Vous avez vos enfants. J’ai le mien. Je suis sa maman. Vous êtes sa grand-mère. En fait, j’ai besoin d’être rassurée sur le fait que vous vivez cette naissance comme l’arrivée d’un petit enfant et non comme un nouvel enfant à vous, une nouvelle chance de faire différemment.
Je précise bien que j’ai conscience que mes peurs, craintes ne sont sans doute pas raisonnable peut être même de l’ordre du fantasmes, il n’empêche qu’elles sont belles et bien présentes et qu’elles ont besoin d’être dites.
Ce dernier chapitre conclura mon écrit. J’ai l’impression que cela n’est pas bien clair dans les esprits alors je préfère vous rassurer sur ce point. Je vais vous expliquer de nouveau comment je perçois et j’aimerai que ce déroule les choses à la naissance de bébé **. Sachez tout d’abord que je ressens déjà ce malaise du plein et du vide. Aujourd’hui je porte la vie, je suis peut être énorme mais heureuse et épanouie dans cet état. Les gens me trouvent belle. Nous somme en totale fusion, osmose avec mon bébé. Il est au chaud et bien à l’abri au creux de moi. Il n’est qu’à moi, lui et moi ne formons qu’un. Quand j’accoucherai, nous serons séparés, il sera exposé. Il ne sera plus qu’à moi, lui et moi formeront 2 entités distinctes. Je me retrouverai vide, désemparée, avec un gros ventre flasque. Je serai moche.
5_ J’ai vraiment besoin ces 3 premiers jours de vie à la maternité, ainsi que lors de notre retour à la maison de le garder serrer fort contre moi, recréer un lien, apprendre à le connaitre… il est vraiment nécessaire que je sois maman, que j’en prenne conscience, que je réalise, que ce laps de temps puisse me rassurer sur le fait que je sois bien sa maman et que personne ne me l’enlèvera ou décidera pour moi. Le premier jour à la maternité ne sera que pour *, bébé et moi. Le 2 et 3ieme jour sera pour les visites de la famille et des amis proches. Ensuite nous profiterons tous les 3, de deux ou trois semaines seuls tranquille à la maison. Enfin nous viendront vous rendre visites ainsi que tout le reste de la famille et de nos amis à Lyon pour vous présenter le bébé. C’est à cette occasion que de moi-même je vous remettrai mon bébé entre vos bras. Oh bien sûr, comme toute jeune maman, je vous dis pas que ce sera facile mais je vous fais la promesse de le faire par accout, un petit laps de temps puis petit à petit de plus en plus longtemps et régulièrement. Pour que ce geste puisse s’opérer le plus simplement et naturellement du monde il faut que vous aillez en tête tout ce que je vous ai écrit, que vous le respectiez et soyez patiente. Il n’est pas facile de confier ce qu’on a de plus cher au monde.
Publié le 08/08/2009 à 04:36 par kreattur
avec LA BELLE DOCHE
-je vous en veux de ne pas reconnaitre, admettre, assummer que vous vous posez la question, emitiiez des doutes sur le fait que la maltraitance et la defaillance de ma mere ne soit pas une donnée genetique
-je vous en veux de m'avoir mis en confiance, de m'avoir fait croire que vous m'aimiez, de manifester une fausse empathie pour toujours plus me pousser à la confidence, d'avoir trahi ma confiance
-je vous en veux de vous comportez comme une victime et de rallier tout le monde à votre cause, vous faire plaindre et de m'attaquer par personnes interposées
-je vous en veux de parvenir à vos fins
-je vous en veux de monter votre fils contre moi, de le rendre grincheux, malheureux, triste, d'employer le chantage affectif, de prouver qu'il vous aime plus que moi et que ce sera toujours ainsi. oui c'est vous la plus forte pas de doute la dessus!
-je vous en veux de tant ressembler a ma mere dans votre role de victime, depression, pleurs, discours convaincants il manque plus que le chantage au suicide
-je vous en veux pour votre froideur, vos mots si bien calcules et choisis dit toujoujours sans temoin
-je vous en veux de me faire porter la croix de tous vos fardeaux, je ne suis pas votre probleme mais qu'une partie tout comme vous pouvez l'etre
-je vous en veux d'en faire trop avec vos je t'aime, vos cadeaux...
-je vous en veux de croire que vous etes une psychologue, un sauveur, de vouloir avoir du pouvoir dans ma vie
-je vous en veux de ne pas vouloir laisser grandir votre fils, de toujours le considerer comme un enfant, d'avoir tout pouvoir sur lui
je pourrai passer à autres choses
-si vous arretiez de vous comporter comme une victime que vous vous preniez un peu en main, affrontiez vos propres problemes et que vous essayiez avec un peu plus de conviction d'avancez avec moi sur notre probleme relationnel
-si vous arretiez de jetez de l'huile sur le feu
-si enfin vous admettiez que vous pensez et m'avez dit qu'à vos yeux je peux genetiquement parlant etre une mere maltraitante et defaillante
-si vous consentez à dire que vous avez peur pour votre fils, que vous ne me connaissez pas, que mon histoire vous fait peur, que vous n'avez pas confiance, que je vous fait peur et que vous n'arrivez pas à m'aimer
-si vous m'expliquez pourquoi vous n'avez pas confiance en votre fils qui a choisit de se marier avec moi et avoir un enfant avec moi
-si vous acceptiez ma colere, le fait que je trouve ça profondement injustice
-si enfin vous m'ecoutiez et ne me faisait pas passer pour quelqu'un qui exagere, qui affabule...
-si vous arretez de me traiter comme une gamine, un enfant
-si vous cessez de vous prendre comme ma psychologue, ma sauveuse
Publié le 08/08/2009 à 04:09 par kreattur
-je t'en veux d'avoir deployer tant de haine physique et moral à mon encontre d'avoir voulu me detruire
-je t'en veux de ne pas savoir m'aimer
-je t'en veux de ne pas me repondre, de me heurter à ton silence, ton mepris peut etre, quand je me mets à nu devant toi que je t'exprime mes blessures, souffrances et colere pour ce que tu m'as fait
-je t'en veux de ne pas chercher à te justifier, te remettre en cause, d'essayer de comprendre pourquoi tu te comportes ainsi avec moi et de ne pas vouloir changer le cours des choses
-je t'en veux de ne pas te confontrer à tes propres souffrances, blessures, de tenter de te mettre en colere contre les fautifs et essayer de te reparer pour enfin vivre une vie heureuse et etre une maman pour nous
-je t'en veux de te comporter en victime, d'accuser les autres, sans jamais une seule fois te remettre en cause, et toujours trouver des gens pour te soutenir et te defendre parce qu'à leur yeux tu es si fragile et innocente
-je t'en veux de parvenir la plupart du temps à ce qu'on revienne vers toi toujours pleins d'espoirs que tu changes apres meme des evenements horribles que tu as pu encore nous faire subir sans jamais t'excuser, ni regretter
je pourrai passer à autres choses, avoir une relation nouvelle et reparée
-si tu arrivais à éprouver de la culpabilité, du remords
-si tu arrivais à te remettre en cause, avoir un autre comportement que celui de victime
-si tu arretais de te faire passer àauaux de yeux de tous comme cette enfant si fragile et vulnerable, mais comme une adulte responsable
-si tu reconnaissais que tu n'as pas su etre une maman pour moi, que tu n'as pas su m'aimer
-si tu essayais de te justifier, trouver une raison en toi ou admettre que tu ne te l'expliques pas que c'est trop dur de rechercher en toi
-si tu admettais que tu devrais faire un travail sur toi et si tu essayais par volonté de changer les choses reprendre le cours de ta vie etre enfin heureuse et parvenir à nous rendre enfin heureux
-si tu accetais de te mesurer à tes anciens demons, affronter tes parents peutetre, enfin grandir, ne plus etre leur petite fille soumise qui a peur d'eux
Publié le 11/04/2009 à 12:00 par kreattur
si je le sentais homme et pas enfant tout devoué a ses parents
si il nous faisait passer avant toute chose sans penser forcement à ce qui ferait plaisir ou non à ses parents$
si il passait ses parents apres notre famille
si il considerait que la famille c'est nous pas eux
comme un notion de passe et d'avenir
de ce qui nous a fait et de ce que l'on fait
si je m'inquietais moins de ce qui va peiner ses parents et donc lui de ce qui du coup l'empechera d'avancer
si il arreter de me dire je sais pas, on verra et qu'il se pose des questions, s'emerveille
si j'avais moins l'impression d'etre un acquis ou une veille habitude dans ce qui se fait ou se fait pas, d'un modele à suivre
je ne veux pas etre le couple de ses parents mais notre propre couple
j'ai envie q'etre sa femme et son enfant signifie vraiment quelque chose qui nous place au dessus de tout
au lieu de ça je doute
je pense qu'un jour il finira pas partir ou me faire partir parce que je ne plais pas et ne m'entends pas avec ses parents
oui c'est vrai je me sens terriblement seule
il n'y a que moi
que moi qui m'acharne envers et contre tout et qui y croit
je dois accepter au nom de la normalité que personne crois en moi
que tout le monde est droit de me faire du mal
oublier et pardonner
c'est bien normal apres tout que tout le monde le croit
mais si moi un jour je baisse les bras et j'y crois
et bein je meurs, j'ai plu qu'à tout a abandonner, me sauver et fuire les gens au nom de ma dangerosité
ou je n'ai plus carrement qu'à en finir avec la vie
mais moi je l'aime la vie, je les aime les gens
alors meme si j'ai pas raison je peux ne peut me resoudre à renoncer
je sais au nom de mes conviction je fais beaucoup le vide autour de moi
c'est oublier, pardonner et ressombrer dans ce role de victime
cette personne qui encaisse encore et toujours et pourquoi en plus
pour jamais en plus etre sure d'etre aimée
juste considérée comme celle qui subit encore et toujours a qui on peut tout faire et qui ne dira rien
je me plains d'etre pas aimé pour des raisons qui me semblent juste
je me plains d'etre aimé pour des mauvaises raisons
victime toujours quelle horreur faut changer ça
je ne peux pas changer les gens leur demander quoique se soit
je dois changer seule et ne pas me plaibndre d'etre seule
Publié le 11/04/2009 à 12:00 par kreattur
souvent je me pose des questions
et me dit que pensait elle enceinte?
pensait elle nous aimer et qu'elle serait une bonne mere?
aime t elle les enfants?
devient on ou est on comme elle?
en fait plus explicitement je me demande si elle a cru aussi pouvoir changer le cours des choses par sa propre force de caractere , sa force vitale
sait elle dit qu'elle fera autrement que ce qui l'a fait souffrir dans on enfance ou s'est elle dit que c'était un bon modele a suivre
suis je vraiment differente de toutes ces femmes et hommes qui ont eu une enfance difficile ou ne fais je que le croire?
quand je la vois avec les enfants je me dis qu'à la fois elle peut etre toucher comme par qqch qui est petit et mignon mais qu'à la fois elle ne supporte ni les gamins des autres ni les siens
tout se passe comme si elle aimait la sensation d'importance que ça lui donnait
mais que l'amour le vrai amour elle avait du mal a le ressentir
en fait j'ai vraiment l'impression qu'elle a toujours aimé qu'elle à travers les autres
elle n'aime pas l'autre mais l'image que ça lui apporte
sa vie c'est avoir l'air , donner l'image de...
je me demande donc si on est ou si on devient
si tout le monde veut y croire se berce d'illusion et puis et ensuite rattraper par la realité son humanité
difficile donc de savoir si c'est un cas bien à part ou pas
je n'ai pas peur d'etre maltraitante
j'ai peur de te croire que je peux etre si differente
en sommes j'ai quand meme bien peur de lui ressembler sur certains points parfois
oh pas les si gros certes comme le fait de taper si violemment ou humilier constamment
mais tous ces petits details qui me font aussi tout autant horreur chez elle comme le fait de croire que l'autre est toujours responsable
j'ai peur de ne pas avoir raison de me battre si durement, d'etre si tranchante
ils sont nombreux ces gens contre qui je lutte
le nombre leur donne t il pas raison?
admettre qu'ils ont des raisons de douter, qu'il faut oublier et pardonner ce serait mourrir
s'acharner contre eux et avancer n'est ce pas aussi lui ressembler?
qui a tort qui a raison?
tout le monde me voit il comme un etre compliquée, un peu dement, dure, injuste qu'il faut fuire?
où il y a t il d'autre chose en moi que les gens voient pour lesquelles ils m'aiment et pour lesquelles je dois continuer
renoncer ou avancer telle est la question
Publié le 11/04/2009 à 12:00 par kreattur
j'ai enfin compris une chose !!!!
j'ai compris par qui j'étais jugée!!!!
jugée anormale et fragile
par une personne depressive et où la vie de la fratrie n'a rien a desirer
et
par une autre personne qui pleure tres souvent qui est tres emotive et dont les histoires de famille regorgent
alors où est la normalité?
je me rends compte que beaucoup gens passent par leur analyse de psy de comptoir
alors à quoi bon
vaut mieux se marrer
et franchement je me marre interieurement
en parlant des autres ils essayent de se placer au dessus et de ne pas voir ce qui ne va pas chez eux
Publié le 02/04/2009 à 12:00 par kreattur
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/parch/articles/a318698.html
contrairement à l'idée reçue, les enfants maltraités ne feront pas des parents maltraitants -, mais il leur faudra trouver leur propre développement
http://iis13.domicile.fr/essentiaco/archives%20forum-guerir/R%E9silience.html
Capacité de l'enfant maltraité à réussir et se développer, en dépit de l'adversité, et à refuser le statut de victime.
En psychologie on utilise cette image :
la résilience est la capacité de reprendre un développement malgré l'adversité.
Elle est aussi appelée "résistance psychique".
« la résilience vient rompre définitivement avec les idées préconçues de déterminisme.
http://www.evene.fr/livres/livre/jean-paul-sartre-l-existentialisme-est-un-humanisme-2233.php?citations
«On peut toujours faire quelque chose de ce qu'on a fait de nous.»
[ Jean-Paul Sartre ] - Extrait de L’existentialisme est un humanisme
http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=13047
Les enfants maltraités ne sont pas obligatoirement condamnés à devenir des maltraitants. Certes les parents maltraitants ont très souvent été des enfants maltraités, mais il n’est pas obligatoire qu’il y ait une continuation, et toutes les études cliniques sur de longues périodes le confirment.
Il avait été doublement maltraité : par sa mère et par un slogan ravageur, hélas encore colporté chez les professionnels !
je m’en suis sortie, ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas été affreusement blessée et que cela ne m’a rien coûté. Il y a des issues possibles
Publié le 28/02/2009 à 12:00 par kreattur
citations de l'article que je veux retenir
la rupture s'impose comme comme le seul moyen de se proteger d'un lien vecu comme toxique
parfois rompre et necessaure et liberateur
le fait de couper les ponts résulte d'un ressenti intime et singulier, ce qui explique qu'au sein d'une fatrie un seul enfant puisse rompre
la rupture survient à des etapes symboliquement fortes de l'existence
cette decision brutale a été ma premiere craie decision d'adulte
au fond de soi on se sent coupable de ne pas avoir été aimé comme on l'aurait voulu
mettre des mots sur l'acte et sur ses emotions analyser les raisons transforment déjà la rupture en travail sur soi
faire l'inventaire de ce qui ont apporté de postifs meme à dose infinitésimale permettent de grandir et de sortir de la dependance affective
renouer a condition de ne pas s'imaginer retrouver un parent ideal
j'accepte ce lien car desormais elle sait qu'elle ne peut plus empieter sur ma vie
cesser d'idealiser la relation, accepter son parent tel qu'il est et imoser une distance suffisante. couper le cordon plutot que les ponts.
j'aurai pu lui pardonner si elle s'était fait soigner, elle n'a jamais voulu
pour moi les parents ne sont pas indispensable il faut apprendre à se debrouiller seul
on nage mieux sans boulet
Publié le 14/01/2009 à 12:00 par kreattur
voici la réponse de ma mere:
Bonjour ,
je t ai envoyé mes voeux, et ne voyant aucune réponse arriver je me suis dis que tu n avais pas mon numéro soit tu retombais dans une période de problemes.je pense que tu devrais penser à toi au lieu de chercher a culpabiliser les autres,tu devrais t'analyser et chercher ce qui ne va pas chez toi au lieu de passer ton temps à m accuser, pendant ce temps tu perd de ta credibilité.Pense a toi et si tu veux me tel voici mon numero 06 82 62 83 43 meilleurs voeux 2009 a bientot Mam
Publié le 05/01/2009 à 12:00 par kreattur
Si j'avance, suivez-moi !
Si je tombe, vengez-moi !!
Si je recule, tuez-moi !!!
(Henri du Vergier, Comte de La Rochejacquelein)
depuis mon message ma mere a tenté de me contacter
en m'envoyant un sms pour me souhaiter la bonne année
j'ai tenu bon je n'ai pas répondu
je ne veux pas revenir en arriere, m'apitoyer, culpabiliser, renouer ce contact si nefaste
je ne fais pas machine arriere et je tiens bon
j'ai decidé cette année d'arreter de me faire marcher sur les pieds
et de ne me plus me laisser envahir d'une maniere ou d'une autre par les frustations et les doutes des autres à mon égard
je vis, je suis heureuse et je laisse les gens n'allant pas dans ce sens sans vergogne sur le bas coté de la route
je vais devenir maman et il n'y a plus que ça qui compte
mon mari, mon bébé et mes animaux constituent ma famille, viennent si greffer dans mon coeur tous les amis et les membres de ma famille qui contribuent à notre bonheur
les autres ils peuvent bien rester dans leur coin qu'importe